Article 1

Article 1

"La jeunesse est une très belle période,
mais une fois passée, tu la regardes avec amertume"

Whiplasher Bernadotte
(Deathstars)



Ici, pas ou peu de photos de moi. En revanche, pas mal de textes de moi sur moi, ou sur des gens de ma vie, ou encore sur d'autres êtres imaginaires qui viennent hanter mon esprit de temps à autre. Aussi quelques poèmes ou citations que j'aime beaucoup. Des photos qui me touchent, et toujours une musique qui accompagne l'article. Parfois, l'image et le son arrivent avant le texte, il y aura donc pas mal de mises à jour selon mes inspirations et mes humeurs.

Comme présentation, je crois que ça suffit.
Alors, bienvenue, et bonne visite dans les méandres de mes pensées.

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Pic : Elliott Smith
By : ?

Music : Wild Tigers I Have Known - Emily Jane White

# Posté le mardi 27 janvier 2009 14:23

Modifié le mercredi 15 juillet 2009 16:37

Article 2

Article 2

La sensibilité. Vous savez, cette capacité à éprouver des sensations et des émotions... C'est formidable, n'est-ce pas? On regarde une peinture, un film, on écoute une musique, et tout disparaît, seule reste l'½uvre, qui nous aspire dans un tourbillon infernal où parfois le bonheur se mêle à la tristesse, l'horreur au merveilleux...

Mais parfois, la sensibilité devient fardeau. Aujourd'hui, j'ai décidé de le reconnaître : je suis sensible, hypersensible même, à la limite du supportable, et peut-être même à la limite de l'insupportable.

Seulement, j'ai choisi de ne pas le montrer, et depuis des années, je suis A., cette fille souriante toujours de bonne humeur au lycée, dans la rue, face aux gens qu'elle aime ou qu'elle hait. Cette fille qui a tout pour être heureuse, et peut-être même pour être la plus heureuse de toutes. Mais cette sensibilité, si elle m'est chère pour ce qui est de voir la vie dans toute sa poésie et dans toute sa beauté, je la déteste, je voudrais qu'elle s'en aille tourmenter une autre que moi, plus forte peut-être... Ou pas. En fait, peu importe. Car elle est là, toujours présente, dans mon c½ur, dans ma tête, dans tout mon être tremblant. Tremblant d'amour, tremblant de rage, tremblant de froid, tremblant de désir, tremblant de bonheur, tremblant de mort... Je ne veux pas prétendre souffrir plus que d'autres, je ne suis pas eux, mais il me semble pouvoir affirmer que je ressens la souffrance de manière plus... sensible justement.

A force de me cacher des autres, à force de sourire alors que je voudrais hurler, à force de rire alors que je voudrais pleurer, je deviens un être trop petit, trop étroit pour toutes ces émotions qui bouillonnent en moi. Ces émotions malsaines, cela va de soi, car je choisis d'en exprimer certaines plutôt agréables, comme la joie ou le désir... Je ne supporte pas de montrer ma peine ou mon angoisse, je refuse que les gens pensent que je suis faible, et j'emmagasine donc toute émotion qui pourrait trahir une faille, si petite soit-elle. Mais vient le moment où je fais une overdose, toutes ces émotions en moi menacent de me faire exploser si je ne m'exprime pas... C'est ce paroxysme de la souffrance qui est le plus douloureux : comme si j'étais allongée sur une table d'autopsie, endormie mais consciente, et que quelqu'un découpait délicatement ma peau au scalpel, découvrant mes os et mes muscles, puis que sans prévenir, il plongeait sa main dans ma cage thoracique, fouillait un moment sans ménagement, avant d'en arracher mon c½ur, mon pauvre c½ur meurtri, criblé d'aiguilles de fer, brûlé, glacé, sanglant, pitoyable...

Puis vient la délivrance, soudaine, s'imposant à moi sans que je ne puisse la maîtriser ou la repousser à plus tard... Ma respiration devient saccadée, mes mains tremblent, la tête me tourne, mon corps se tord... Et la souffrance se laisse voir, elle monte lentement jusqu'à mon visage grimaçant, emplit mes yeux puis coule sur mes joues. Ces larmes sont ce qui me permet de continuer à vivre, sinon, je serais devenue folle il y a bien longtemps. Une fois toutes ces choses malsaines parties de moi, je suis comme libérée, allégée... Et la vie reprend son cours.

Du moins, jusqu'au prochain trop plein de mal être.


***

Pic by me

Music : She's in parties - Bauhaus

# Posté le samedi 31 janvier 2009 13:56

Modifié le mercredi 25 février 2009 16:21

Article 3

Article 3

Il me semble parfois que mon sang coule à flots,
Ainsi qu'une fontaine aux rythmiques sanglots.
Je l'entends bien qui coule avec un long murmure,
Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure.

A travers la cité, comme dans un champ clos,
Il s'en va, transformant les pavés en îlots,
Désaltérant la soif de chaque créature,
Et partout colorant en rouge la nature.

J'ai demandé souvent à des vins captieux
D'endormir pour un jour la terreur qui me mine ;
Le vin rend l'oeil plus clair et l'oreille plus fine !

J'ai cherché dans l'amour un sommeil oublieux ;
Mais l'amour n'est pour moi qu'un matelas d'aiguilles
Fait pour donner à boire à ces cruelles filles !


La fontaine de sang, Baudelaire



Pic : Dita Von Teese
By : ?

Music : If I Was Your Vampire - Marilyn Manson

# Posté le dimanche 01 mars 2009 15:26

Modifié le vendredi 06 mars 2009 15:13

Article 4

Article 4

"Quand donc un homme, qu'il soit porté pour les garçons ou pour les femmes, rencontre celui-là même qui est sa moitié, c'est un prodige que les transports de tendresse, de confiance et d'amour dont ils sont saisis ; ils ne voudraient plus se séparer, ne fût-ce qu'un instant.

Et voilà des gens qui passent toute leur vie ensemble, sans pouvoir dire d'ailleurs ce qu'ils attendent l'un de l'autre ; car il ne semble pas que ce soit le plaisir des sens qui leur fasse trouver tant de charme dans la compagnie l'un de l'autre. Il est évident que leur âme à tous les deux désire autre chose, qu'elle ne peut pas dire, mais qu'elle devine et laisse deviner.

Si, pendant qu'ils sont couchés ensemble, Héphaïstos leur apparaissait avec ses outils et leur disait : "Hommes, que désirez-vous l'un de l'autre?" et si, les voyant embarrassés, il continuait : "L'objet de vos voeux n'est-il pas de vous rapprocher autant que possible l'un de l'autre, au point de ne vous quitter ni nuit ni jour? Si c'est là ce que vous désirez, je vais vous fondre et vous souder ensemble, de sorte que de deux vous ne fassiez plus qu'un, que jusqu'à la fin de vos jours vous meniez une vie commune, comme si vous n'étiez qu'un, et qu'après votre mort, là-bas, chez Hadès, vous ne soyez pas deux, mais un seul, étant morts d'une commune mort. Voyez si c'est là ce que vous désirez, et si en l'obtenant vous serez satisfaits."
A une telle demande nous savons bien qu'aucun d'eux ne dirait non et ne témoignerait qu'il veut autre chose : il croirait tout bonnement qu'il vient d'entendre exprimer ce qu'il désirait depuis longtemps,
c'est-à-dire de se réunir et de se fondre avec l'objet aimé et de ne plus faire qu'un au lieu de deux."


Le Banquet, Platon



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Pic by me

Music : The End of the World - Skeeter Davis

# Posté le mardi 03 mars 2009 00:46

Modifié le mercredi 30 septembre 2009 12:36

Article 5

Article 5

La musique s'éleve dans les airs & le trac disparait,
comme pour laisser exploser ce bonheur à vous retourner l'âme.

C'était donc ça, la sensation du live.

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Pic : Blink 182 (cuz they're back)
By : ?

Music : What's My Age Again? - Blink 182

# Posté le dimanche 15 mars 2009 05:54

Modifié le jeudi 19 mars 2009 09:50